Récupération maison
 
Les ampoules fluocompactes, ou lampes fluorescentes compactes (LFC), ont été fabriquées pour la première fois dans les années 1970. Lorsque plus tard leurs inventeurs ont décidé de replier le tube sur lui-même, elles, sont devenues de plus en plus populaires. Durables et économiques, elles procurent un rendement énergétique supérieur à celui d'une ampoule incandescente.

Préparez-vous, car les gouvernements de plusieurs pays ont décidé d'interdire la vente des ampoules incandescentes au cours des prochaines années (Australie : 2010, Canada : 2012 et États-Unis : 2014).

Un choix écologique et payant…

 

Depuis le 1er janvier 2007, plus de 150 millions de LFC ont été vendues aux États-Unis (www.18seconds.org) empêchant ainsi l'émission d'environ 30 millions de tonnes de CO2. En effet, les LFC durent jusqu'à 10 fois plus longtemps que les ampoules incandescentes. Pour vous convaincre, notez la date d'installation de vos ampoules neuves : c'est un bon moyen de connaître leur durée de vie. Aussi, l'ampoule à incandescence émet plus de 90 % d'électricité en chaleur radiante, comparativement à 25 % pour la LFC. Comme l'éclairage de votre résidence représente environ 5 à 10 % de votre facture d'électricité, vous pourriez économiser jusqu'à 300 $/année (30 luminaires/maison x 10 $/luminaires). L'ampoule fluocompacte devient une solution de rechange de plus en plus intéressante et, à l'échelle d'une entreprise, le bénéfice énergétique pourrait être important.

Mais attention…

La présence de composants électroniques, de plomb dans le verre et d'un gaz à base de vapeur de mercure (5 mg de Hg) dans le tube fait en sorte que ces lampes constituent une matière dangereuse. Toutefois, cette quantité est inférieure au cinquième de celle d'une pile de montre courante et, en comparaison, on trouve environ 500 mg de mercure dans un thermomètre ordinaire. Il faudrait poser 100 LFC pour obtenir la même quantité de mercure dans une maison!

 

Le recyclage de cette lampe dans un circuit spécialisé est donc indispensable pour limiter ses effets sur l'environnement. Aux États-Unis, on estime que le rejet de millions de lampes fluorescentes chaque année provoquerait la contamination au mercure de 81 000 km² d'eau, soit la superficie du lac Supérieur partagée par le Canada et les États-Unis.

 

Par mesure de précaution, lors du bris d'une LFC dans la maison, il faut absolument balayer – et non aspirer – toute la vitre brisée et le phosphore, déposer les morceaux dans un sac de plastique et essuyer avec un essuie-tout humide pour ramasser les éclats de verre ou les particules fines éparpillées (mettre également l'essuie-tout dans le sac de plastique). Tout comme la peinture, les piles, les thermostats et autres déchets ménagers dangereux, il faut mettre les LFC au rebut de façon appropriée. La poubelle est à proscrire… renseignez-vous dans votre région.

L'utilisation domestique des LFC n'est pas tout à fait sans danger. Ces lampes fluocompactes produisent de faibles champs électromagnétiques qui pourraient perturber la santé et l'environnement. On ne connait pas encore très précisément les risques par rapport à la santé, mais on soupçonne une influence sur les cycles de sommeil/veille et d'une manière générale, sur le stress. Ainsi, il est déconseillé d'utiliser ces ampoules dans les lampes de chevet ou de bureau (l'idéal est d'installer des lampes halogènes de faible puissance ou des lampes à DEL).

D'autres faits relatifs à l'installation :
  • Si l'on combine une ampoule extérieure à un détecteur de mouvement, sa durée de vie risque d'en être réduite.

  • Les LFC généralement retrouvées dans les magasins ne se sont pas conçues pour une alimentation variable (gradateurs ou trois ou quatre intensités).

  • Une lampe fluorescente est parfois encore plus volumineuse qu'une lampe à incandescence de luminosité équivalente.

 

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