Fin de vie écoresponsable d’un produit : démystifier les priorités à la source

 

 

Recyclable, recyclé, réutilisable, compostable, biodégradable, oxodégradable, dégradable, jetable… Autant de termes pour qualifier la fin de vie d’un produit, autant de perspectives qui peuvent semer une certaine confusion. Mieux comprendre leurs distinctions et leurs impacts, au-delà des perceptions, aide à ordonnancer nos choix.

Réduire, réemployer, recycler, valoriser et éliminer : suivant cet ordre, plus on avance dans la liste, plus l’impact environnemental est présumé croître. 

 

La hiérarchie des 3RV-E aide à distinguer et à prioriser les possibilités de fin de vie utile d’un produit dans une perspective d’écoresponsabilité.   

 

 

 

 

Réduire

 

 

Consommer uniquement ce dont on a vraiment besoin

 

 

 

 

Réemployer 

 

 

Réutiliser un produit autant qu’il peut l’être, sans le modifier ou très peu

 

Recycler 

 

 

Transformer des matières récupérées en les réintroduisant dans le cycle de fabrication de nouveaux produits 

 

Valoriser 

 

 

Transformer des résidus en énergie ou en matières réutilisables, de façon organique ou chimique (compostage, cogénération, etc.) 

 

Éliminer 

 

 

Se départir d’un déchet en l’envoyant au site d’enfouissement ou à l’incinération

 

 

Réduire et réemployer : de bons premiers 

 

En tête de liste : réduire. Il va de soi qu’une consommation responsable requiert d’éviter le gaspillage des ressources. Ultimement, le meilleur déchet est celui qu’on ne génère pas, d’où l’importance de se questionner d’abord sur les possibilités de réduire à la source. 

Si un produit doit être fabriqué, la suite logique responsable selon les 3RV-E serait de le réutiliser un maximum de fois. En exploitant le plein potentiel d’un produit par le réemploi, on divise en quelque sorte son impact environnemental et on réduit possiblement l’utilisation de produits neufs. 

 

Éviter l’élimination en favorisant le recyclage et la valorisation 

 

Toujours selon le concept des 3RV-E, quand la réduction et le réemploi ne sont pas des possibilités, le recyclage est à privilégier. Cette réalité touche souvent les emballages qui, notamment pour des questions de salubrité, de préservation ou de logistique, sont plus difficilement évitables ou réutilisables.  

Un produit recyclable a le potentiel d’éviter l’élimination pour devenir la matière première d’un recycleur, qui en fera un nouveau produit. C’est l’une des façons de donner vie à l’économie circulaire.

 

Détenant ses propres centres de récupération, Cascades donne vie à l’économie circulaire en récupérant chez ses clients des emballages recyclables qu’elle fabrique, qui retournent dans ses usines pour être retransformés en nouveaux produits faits de matières recyclées. 

 

Le compostage est une option de valorisation. Il s’agit d’un procédé de traitement biologique qui permet la biodégradation des matières organiques sous l’action de micro-organismes aérobies, soit en présence d’oxygène. Le compostage est une option de fin de vie qui peut permettre de réduire l’empreinte écologique des solutions d’hygiène en papier tissu, notamment.

 

Cascades fabrique des solutions d’hygiène compostables telles que des essuie-mains et des serviettes de table, dont plusieurs sont certifiées. 

 
Recyclage et compostable : possibilités de deuxième vie 

 

Qu’est-ce qui explique la position du recyclage avant la valorisation dans la hiérarchie des 3RV-E? L’extraction des matières et la fabrication sont les étapes qui génèrent le plus d’impacts dans le cycle de vie d’un emballage. Ainsi, en recyclant, c’est-à-dire en réintroduisant des matières existantes (comme un emballage) dans un nouveau cycle de fabrication, on peut réduire la pression sur l’extraction de matières vierges, portant un coup là où l’effet est plus significatif. 

En revanche, si un emballage est composté, ses matériaux sortent de la chaine et ne pourront pas concurrencer les intrants vierges. 

 

Biodégradable, oxo-dégradable, dégradable 

 

Dire d’un produit qu’il est « biodégradable » signifie qu’il se dégrade sous l’effet des éléments de la nature, comme l’air, la lumière et l’eau. Si sa durée de biodégradation est inconnue, on peut difficilement juger de l’impact réel d’un tel produit. Toutes les matières sont en quelque sorte biodégradables… même si certaines prennent des millions d’années! 

Les produits « oxo-dégradables » sont quant à eux composés de plastique conventionnel et d’un additif qui permet la fragmentation du plastique en petits morceaux, appelés microplastiques. Ceux-ci ne se décomposent pas complètement au niveau moléculaire ou polymère, comme le font les plastiques biodégradables et compostables. Leurs particules restent ainsi dans l'environnement indéfiniment. 

Dire d’un produit qu’il est « dégradable » signifie qu’il peut se décomposer sans l’aide de micro-organismes. Tout peut se dégrader à un moment ou à un autre, parfois sur des dizaines voire des centaines d’années. C’est une déclaration trop large pour en faire un attribut produit. 

 

Jeter, l’option en queue de peloton  

 

Ultimement, l’option d’éliminer un produit est celle de dernier recours, selon l’approche des 3RV-E. Cette conclusion est aussi la base du concept d’économie circulaire, qui veut que les matières soient utilisées à leur plein potentiel en changeant de mains lorsque nécessaire. 

Selon ces concepts, les sites d’enfouissement et les incinérateurs accueilleraient uniquement des déchets ultimes, ces matières dont on ne peut plus rien tirer. Le modèle d’économie linéaire qui prévaut aujourd’hui donne à cette vision des allures d’utopie, néanmoins, connaitre les multiples chemins envisageables avant le dépotoir suscite l’innovation chez les fabricants qui pratiquent l’écoconception. 

Bien qu’une analyse du cycle de vie (ACV) apporte des réponses plus précises et appuyées sur la science, le principe des 3RV-E reste un guide utile en matière de fin de vie. 

 

Experts en la matière 

 

Cascades pratique l’écoconception en veillant, entre autres, à ouvrir les possibilités de deuxième vie pour ses produits. Son expertise de près de 60 ans en recyclage lui permet de développer des solutions d’hygiène et d’emballage qui conjuguent performance et respect de l’environnement. Matériaux, design, couleurs, volume, poids, technologies; ses experts sont outillés pour conseiller et accompagner les clients vers des options à fin de vie responsable. Cascades s’est engagée à ce que 100 % des emballages qu’elle fabrique soient recyclables, compostables ou réutilisables d’ici 2030.